Quels sont les pièges et les erreurs à éviter en Girardin Industriel en 2026 ?
Mis à jour le 20 mai 2026 par Amédée Huyghues Despointes, gérant TERRA PROMOTION.
Réponse courte. Le Girardin Industriel (article 199 undecies B du Code général des impôts) reste un dispositif fiscal puissant mais exigeant, dont les pièges sont documentés par 15 ans de jurisprudence du Conseil d'État, par les rapports de la DGCCRF et par les enquêtes successives de la presse économique. Les 12 erreurs les plus fréquentes que nous identifions, sur la base des 12 opérations Girardin para-hôtelières menées par TERRA PROMOTION avec INTERINVEST et de notre observation du marché, vont du choix d'un opérateur fragile au montage SNC à responsabilité indéfinie, en passant par les taux de rentabilité anormalement élevés, l'absence d'agrément DGFIP, ou la sous-estimation du risque d'abus de droit. Ce guide détaille chaque erreur, son fondement juridique ou opérationnel, et la manière de l'éviter.
Cet article s'adresse aux investisseurs qui envisagent une opération en Girardin Industriel (que ce soit en tant qu'acquéreur opérationnel pour une villa para-hôtelière ou en tant qu'investisseur fiscal), et qui veulent comprendre où sont les vrais risques avant de s'engager.
Pourquoi cet article a sa place sur le site de TERRA PROMOTION
Une question légitime : pourquoi un promoteur immobilier qui propose des opérations Girardin publie-t-il un article sur les pièges du dispositif ?
Trois raisons :
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Transparence. Un investisseur informé est un investisseur qui prend une décision durable. Le Girardin Industriel n'est pas adapté à tous les profils, et nous préférons que cela soit clair en amont.
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Différenciation. Le marché du Girardin a connu des dérives documentées (escroqueries, taux anormalement élevés, opérateurs douteux). En expliquant les risques, nous nous distinguons des opérateurs qui les minimisent.
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Sourcing. Cet article cite des décisions de jurisprudence, des rapports administratifs et des analyses de cabinets indépendants. Il a vocation à être un document de référence pour les investisseurs sérieux.
Erreur n°1 — Croire qu'un taux de rentabilité élevé est un bon signe
C'est probablement le red flag le plus fréquent en 2025-2026. Plusieurs opérateurs démarchent les contribuables en affichant des taux de rentabilité de 18 à 25 % sur des opérations Girardin de plein droit.
Le réflexe à avoir. Les cabinets historiques du marché (INTERINVEST, Profina, Ysidis, Inter Gestion) — ceux qui pratiquent le Girardin depuis 20 à 30 ans avec une réputation établie — proposent des taux de rentabilité généralement compris entre 10 et 13 % pour les opérations one-shot annuelles. Au-delà, l'investisseur avisé doit se poser la question : où est l'optimisation que ces cabinets confirmés n'auraient pas su capter ?
La mécanique économique. Une opération Girardin sérieuse doit financer :
- La rétrocession à l'exploitant (66 % minimum pour les opérations agréées).
- La rémunération du réseau de distribution.
- Le fonctionnement de la SNC ou SAS de portage pendant 5 à 7 ans.
- Le suivi après-vente et l'assistance fiscale.
- Les garanties éventuelles (G3F, bonne fin fiscale).
Quand un opérateur affiche un taux anormalement élevé, c'est généralement qu'il coupe sur l'une de ces lignes : rétrocession sous-évaluée, absence de garantie, absence de suivi sur 5 ans, voire montage frauduleux.
Cas documentés. Une affaire d'escroquerie de 30 millions d'euros a été identifiée en décembre 2024 en Guyane sur des opérations Girardin présentées avec des taux anormalement élevés. D'autres affaires sont en cours de jugement à La Réunion. Ces dossiers concernent quasi-exclusivement des opérateurs récents ou peu connus, jamais les cabinets historiques de référence.
Erreur n°2 — Sous-estimer le risque de défaillance de l'exploitant
C'est le risque structurel le plus important du Girardin Industriel. L'article 199 undecies B du CGI exige que le matériel ou la construction soit effectivement exploité pendant 5 ans (7 ans en para-hôtelier) par une entreprise ultramarine éligible. Si l'exploitant fait faillite ou cesse l'activité avant terme, l'avantage fiscal est repris.
La jurisprudence de référence. L'arrêt du Conseil d'État du 31 mars 2022 (n°453904) a confirmé la rigueur d'application de cette condition. Le simple fait que l'exploitation cesse, même pour des causes externes (faillite, cyclone, défaut de marché), peut entraîner la reprise totale ou partielle de l'avantage fiscal pour l'investisseur.
Comment se protéger. Trois éléments à vérifier :
- La solidité financière de l'exploitant au moment du montage : bilan, ratios financiers, perspectives commerciales.
- L'existence d'un repreneur potentiel en cas de défaillance. Les opérateurs sérieux ont un réseau leur permettant de re-louer rapidement un matériel ou une activité en cas d'incident.
- La garantie de bonne fin fiscale (G3F) apportée par certains monteurs sérieux. Cette garantie couvre partiellement le risque de requalification fiscale en cas de défaillance non-imputable à l'investisseur.
Pour les opérations para-hôtelières TERRA PROMOTION, la SARL exploitante est créée et dirigée par l'acquéreur opérationnel lui-même : il ne dépend pas d'un tiers exploitant pour la pérennité de son exploitation. Ce point est structurel et différencie le para-hôtelier des autres branches du Girardin.
Erreur n°3 — Investir en SNC sans en comprendre les implications
Pour les opérations Girardin de plein droit (montant inférieur à 250 000 €, sans agrément DGFIP), la société de portage est généralement constituée en Société en Nom Collectif (SNC).
La spécificité de la SNC. L'article 1832 du Code civil et les articles spécifiques aux SNC prévoient que les associés sont solidairement et indéfiniment responsables des dettes sociales. Concrètement : si la SNC contracte un emprunt bancaire pour financer le matériel et que le matériel est détruit ou que l'exploitant ne paie pas les loyers, les associés (les investisseurs fiscaux) peuvent être appelés à combler la dette, bien au-delà de leur apport initial.
Comment se protéger. Deux protections existent :
- Privilégier les opérations en SAS (Société par Actions Simplifiée), où la responsabilité des associés est limitée à leurs apports. La plupart des opérations modernes utilisent ce statut.
- Vérifier la présence d'une clause de non-recours bancaire dans les contrats de financement de la SNC. Cette clause prévoit que la banque renonce à poursuivre les associés en cas de défaillance.
Pour les opérations avec agrément DGFIP (> 250 000 €, cas systématique du para-hôtelier), la structure est généralement en SAS, ce qui limite significativement ce risque.
Erreur n°4 — Confondre Girardin de plein droit et Girardin avec agrément
Le Girardin Industriel se décline en deux régimes selon le montant de l'investissement :
Girardin de plein droit (< 250 000 € par programme et par exploitant) :
- Pas d'examen préalable par l'administration fiscale.
- Risque que l'opération ne soit pas conforme aux conditions de fond, avec requalification en cas de contrôle.
- Le sérieux du cabinet monteur est l'unique filet de sécurité.
- Plafond effectif d'environ 40 909 € de réduction d'impôt par foyer et par an.
Girardin avec agrément DGFIP (≥ 250 000 € par programme et par exploitant) :
- Examen préalable du dossier par la Direction Générale des Finances Publiques.
- L'agrément valide l'éligibilité juridique du projet et son montage.
- Délai d'instruction de 3 à 9 mois en moyenne.
- Plafond effectif d'environ 52 941 € de réduction d'impôt par foyer et par an.
Le réflexe à avoir. Pour les opérations à enjeu fiscal significatif, privilégier systématiquement les opérations avec agrément. L'agrément n'élimine pas tous les risques (notamment le risque de défaillance d'exploitant), mais il sécurise l'éligibilité juridique de l'opération en amont.
Les opérations TERRA PROMOTION en Girardin para-hôtelier sont systématiquement réalisées avec agrément compte tenu de leur taille (> 800 000 € de base éligible).
Erreur n°5 — Sous-estimer le risque d'abus de droit fiscal
L'article L. 64 du Livre des procédures fiscales définit l'abus de droit comme une opération réalisée dans un but exclusivement fiscal, dépourvue de substance économique réelle. Si l'administration qualifie une opération Girardin d'abus de droit, elle peut annuler rétroactivement l'avantage fiscal et appliquer une majoration de 40 % à 80 %.
Comment se manifeste l'abus de droit. Les cas typiques :
- Matériel non exploité réellement, ou exploité dans des conditions économiques absurdes (loyer dérisoire, exploitant fantôme).
- Montage artificiel sans réalité opérationnelle.
- Schémas de surfacturation du matériel pour gonfler artificiellement la base éligible.
- Photovoltaïque détourné (cas emblématique des années 2010, plusieurs milliers d'investisseurs requalifiés).
Comment se protéger. L'opération doit avoir une substance économique réelle :
- Matériel ou construction effectivement utilisé dans une activité commerciale ou industrielle viable.
- Prix d'acquisition correspondant à la valeur de marché (pas de surfacturation).
- Exploitation conforme aux conditions légales pendant toute la durée d'engagement.
Pour le para-hôtelier, la substance économique est généralement forte : la villa est réellement construite, réellement exploitée en hébergement touristique avec services, et génère réellement des revenus. C'est l'une des forces structurelles de cette branche du Girardin.
Erreur n°6 — Ne pas vérifier l'antériorité et la réputation du monteur fiscal
Le choix du monteur fiscal est probablement la décision la plus critique dans un montage Girardin. La jurisprudence récente a renforcé la responsabilité contractuelle du monteur, mais cela ne protège pas l'investisseur si le monteur est devenu insolvable au moment du contentieux.
Les questions à poser systématiquement.
- Depuis combien de temps le cabinet pratique-t-il le Girardin ? (référence : > 15 ans de pratique pour les cabinets fiables)
- Combien d'opérations a-t-il montées au cumul ? (référence : > 1 000 opérations pour les leaders)
- Quelles distinctions professionnelles ? (Gestion de Fortune, Investissement Conseils, Capital)
- Quel est son taux de requalification historique ?
- Apporte-t-il une garantie de bonne fin fiscale ?
- Quel est son protocole de gestion en cas de défaillance d'exploitant ?
Les cabinets de référence sur le marché 2026. INTERINVEST (groupe fondé en 1991, primé par Gestion de Fortune et Investissement Conseils depuis 2015), Profina, Ysidis, Inter Gestion. Ces cabinets historiques pratiquent le dispositif au quotidien depuis plusieurs décennies.
Le réflexe à avoir. Méfiez-vous des cabinets récents ou peu connus, surtout s'ils affichent des taux supérieurs à la fourchette du marché (10-13 % pour les opérations one-shot). Le rapport DGCCRF de décembre 2020 documente plusieurs cas de détournements : chèques encaissés sur des comptes tiers, virements effectués avant la création effective des SNC, matériels jamais livrés.
En décembre 2024, l'AMF et la DGCCRF ont signé un protocole de coopération renforcée incluant la surveillance des opérateurs Girardin, notamment les canaux de distribution en ligne. Cette régulation accrue est positive pour les investisseurs mais ne dispense pas d'une due diligence personnelle.
Erreur n°7 — Ignorer le plafonnement spécifique outre-mer
Beaucoup d'investisseurs cumulent des dispositifs fiscaux sans tenir compte du plafonnement spécifique outre-mer (article 199 undecies D du CGI).
Le mécanisme. Le total des réductions d'impôt obtenues au titre des articles 199 undecies A, B et C du CGI est plafonné à 40 000 € par an et par foyer fiscal, ou alternativement à 15 % du revenu de l'année sur option. Les excédents sont reportables sur les 5 années suivantes.
Les pièges classiques.
- Souscrire un Girardin Industriel one-shot pour 50 000 € de réduction d'impôt sans vérifier la capacité d'imputation effective. L'excédent est reporté mais ne génère pas de remboursement.
- Cumuler plusieurs opérations Girardin la même année et dépasser le plafond effectif.
- Sous-estimer l'interaction avec le plafonnement global des niches fiscales (article 200-0 A du CGI).
Le réflexe à avoir. Avant toute souscription, faire calculer par un conseil fiscal qualifié votre capacité d'imputation effective sur 5 ans, en intégrant tous les dispositifs en cours et à venir.
Erreur n°8 — Souscrire un Girardin sans payer suffisamment d'impôt
Le Girardin Industriel est un dispositif de réduction d'impôt, pas un crédit d'impôt remboursable. Si la réduction calculée dépasse votre impôt dû, l'excédent n'est pas remboursé (il est reportable sur les années suivantes, mais avec un effet financier dégradé).
Le seuil minimal. Les cabinets indépendants estiment qu'il faut payer au moins 5 500 € d'impôt sur le revenu par an pour qu'une opération Girardin Industriel de plein droit ait économiquement du sens. Pour les opérations avec agrément à enjeu plus important (cas du para-hôtelier), le seuil pertinent est plutôt 30 000 à 50 000 € d'IRPP annuel.
Le piège classique. Souscrire une opération Girardin sur la base d'un IRPP exceptionnel (année de prime, plus-value mobilière exceptionnelle), en oubliant que la souscription en N génère l'avantage fiscal en N+1. Si l'IRPP N+1 est revenu à un niveau standard, l'imputation effective est réduite.
Le réflexe à avoir. Anticiper l'IRPP de l'année fiscale d'imputation (année suivant la souscription), pas l'IRPP de l'année de souscription. Une étude personnalisée préalable est indispensable.
Erreur n°9 — Sous-estimer le risque de cyclone, sismique ou volcanique sur le matériel financé
C'est un risque spécifique au Girardin Industriel et particulièrement aux territoires ultra-marins concernés (Antilles, Réunion, Mayotte, Guyane). Ces territoires sont exposés aux cyclones, séismes et éruptions volcaniques susceptibles de détruire ou d'endommager gravement le matériel financé.
La conséquence fiscale. Si la destruction du matériel entraîne une interruption d'exploitation prolongée avant la fin des 5 ans (ou 7 ans en para-hôtelier), l'avantage fiscal peut être repris partiellement ou totalement.
Comment se protéger. Trois précautions :
- L'opérateur doit souscrire une assurance dommages-ouvrage couvrant les catastrophes naturelles sur le matériel ou la construction. Vérifier les termes du contrat.
- La garantie de bonne fin fiscale (G3F) apportée par certains opérateurs sérieux peut couvrir les cas de force majeure liés aux événements naturels.
- Le matériel ou la construction doit respecter les normes parasismiques et cycloniques en vigueur (RTAA-DOM, PS-MI 89, vents 200 km/h).
Pour le para-hôtelier, les villas TERRA PROMOTION sont systématiquement construites aux normes RTAA-DOM avec une résistance cyclonique catégorie 3-4. L'assurance multirisque incluant garantie catastrophes naturelles est obligatoire.
Erreur n°10 — Ne pas anticiper la sortie du dispositif après 5 ou 7 ans
À la fin de la période d'engagement (5 ans en standard, 7 ans en para-hôtelier), l'investisseur fiscal n'est pas automatiquement libéré : il faut procéder à la dissolution de la société de portage ou à la cession des parts à l'exploitant pour 1 € symbolique. Cette étape génère parfois des frais et des complications.
Les pièges classiques.
- Société de portage non dissoute dans les délais, générant des obligations comptables et fiscales résiduelles.
- Cession des parts mal documentée, avec des conséquences fiscales imprévues (plus-value sur cession de parts, par exemple).
- Litiges entre associés au moment de la sortie.
Le réflexe à avoir. Le protocole de sortie doit être défini dès le montage, dans les statuts de la société de portage et dans le contrat de souscription. Les opérateurs sérieux intègrent cette gestion dans leur prestation globale.
Pour les opérations TERRA PROMOTION en para-hôtelier, le rachat des parts du SPV par l'acquéreur opérationnel à 1 € symbolique en fin de période est contractualisé dès l'origine. Aucune ambiguïté sur la sortie.
Erreur n°11 — Oublier les conditions de mise en service
L'article 199 undecies B du CGI exige que le matériel ou la construction soit effectivement mis en service avant la fin de l'année fiscale au titre de laquelle la réduction d'impôt est sollicitée.
Le piège classique. Souscrire en N une opération dont le matériel n'est pas livré ou mis en service avant le 31 décembre N. Conséquence : la réduction d'impôt N est invalide, et le bénéfice fiscal est reporté à l'année N+1 (avec un effet de trésorerie défavorable de 12 mois).
Pour les opérations immobilières para-hôtelières. La villa doit être livrée et mise en exploitation effective (avec contrat de conciergerie, prestations para-hôtelières actives, premiers locataires) avant le 31 décembre de l'année de souscription. Cela suppose une coordination très stricte entre planning de construction, planning d'agrément DGFIP, et planning fiscal de l'investisseur.
Le réflexe à avoir. Vérifier le calendrier prévisionnel détaillé de mise en service avant souscription, et privilégier les opérations dont la livraison effective est sécurisée par un promoteur expérimenté avec un historique de livraisons en délai (100 % pour TERRA PROMOTION sur 8 ans de pratique).
Erreur n°12 — Penser que l'agrément DGFIP garantit tout
C'est probablement le malentendu le plus fréquent. L'agrément DGFIP valide l'éligibilité juridique du montage au moment de l'agrément, mais ne garantit pas que toutes les conditions d'exploitation seront respectées pendant 5 à 7 ans.
Ce que l'agrément couvre.
- Éligibilité du secteur d'activité.
- Conformité du montage juridique.
- Vérification de la cohérence économique au moment de l'examen.
Ce que l'agrément ne couvre pas.
- Le risque de défaillance de l'exploitant pendant la période d'engagement.
- Le risque de destruction du matériel par sinistre.
- Le risque de requalification ultérieure si les conditions de fond ne sont plus respectées.
- Le risque d'abus de droit si l'administration considère que la substance économique n'a pas été maintenue.
Le réflexe à avoir. L'agrément est une condition nécessaire mais pas suffisante. La qualité de l'exploitation pendant 5 à 7 ans reste la responsabilité de l'opérateur et de l'exploitant. Choisir un opérateur capable de gérer ces 5-7 ans est aussi important que d'obtenir l'agrément initial.
Synthèse : la check-list anti-pièges en 10 points
Voici la check-list à appliquer avant toute souscription Girardin Industriel.
| N° | Vérification | Référence |
|---|---|---|
| 1 | Le taux de rentabilité est-il dans la fourchette du marché (10-13 % one-shot) ? | Erreur n°1 |
| 2 | L'opérateur a-t-il > 15 ans d'antériorité et > 1 000 opérations cumulées ? | Erreur n°6 |
| 3 | L'opération est-elle avec agrément DGFIP ? | Erreur n°4 |
| 4 | La société de portage est-elle en SAS (responsabilité limitée) ? | Erreur n°3 |
| 5 | Une garantie de bonne fin fiscale est-elle apportée ? | Erreurs n°2 et n°9 |
| 6 | L'exploitant est-il financièrement solide ? | Erreur n°2 |
| 7 | Le matériel ou la construction est-il livré avant le 31 décembre ? | Erreur n°11 |
| 8 | Mon IRPP de l'année N+1 est-il suffisant pour imputer la réduction ? | Erreur n°8 |
| 9 | Le plafonnement outre-mer est-il respecté ? | Erreur n°7 |
| 10 | Le protocole de sortie est-il contractualisé ? | Erreur n°10 |
Si l'une de ces vérifications n'est pas satisfaite, l'opération doit être réexaminée avant souscription.
Pourquoi le Girardin para-hôtelier TERRA PROMOTION échappe à plusieurs de ces pièges
Sur la base des 12 erreurs détaillées ci-dessus, voici pourquoi les opérations TERRA PROMOTION ont un profil de risque favorable :
Erreur n°1 (taux élevés) : taux proposés conformes au marché des cabinets historiques, pas d'offre commerciale agressive.
Erreur n°2 (défaillance exploitant) : la SARL exploitante est créée et dirigée par l'acquéreur opérationnel lui-même. Pas de dépendance à un tiers.
Erreur n°3 (SNC) : opérations avec agrément en SAS, pas en SNC.
Erreur n°4 (plein droit vs agrément) : 100 % des opérations TERRA Para-hôtelier sont avec agrément DGFIP.
Erreur n°5 (abus de droit) : substance économique forte (villa réelle, exploitation touristique réelle, prix de marché).
Erreur n°6 (monteur fragile) : INTERINVEST, 35 ans de pratique, primé chaque année par Gestion de Fortune et Investissement Conseils depuis 2015.
Erreur n°9 (cyclone, séisme) : villas construites aux normes RTAA-DOM, parasismique et cyclonique. Assurances obligatoires.
Erreur n°10 (sortie) : protocole de rachat des parts SPV à 1 € symbolique contractualisé dès l'origine.
Erreur n°11 (livraison en délai) : 100 % de livraisons en délai sur les 8 années d'activité TERRA PROMOTION.
Erreur n°12 (agrément ne garantit pas tout) : suivi opérationnel par TERRA PROMOTION pendant toute la durée d'engagement, avec un acteur local présent sur le territoire depuis 60 ans.
Foire aux questions sur les risques du Girardin Industriel
Le Girardin Industriel est-il vraiment risqué ?
Le Girardin Industriel comporte des risques réels et documentés. Il n'est pas adapté à tous les profils. Mais le risque dépend très largement de la qualité de l'opérateur, du type d'opération (agrément vs plein droit), et de la substance économique du projet. Une opération para-hôtelière agréée avec un opérateur de référence et un exploitant rigoureux a un profil de risque significativement plus favorable qu'une opération de plein droit avec un cabinet récent.
Que se passe-t-il si je perds mon avantage fiscal ?
L'administration reprend l'avantage fiscal, généralement majoré d'intérêts de retard (0,2 % par mois en 2026) et, dans certains cas, de pénalités (40 % pour manœuvre frauduleuse, 80 % pour manœuvre dolosive). Vous pouvez vous retourner contre les responsables du montage (monteur, conseiller en gestion de patrimoine) au civil, mais cela suppose une procédure longue et coûteuse.
Comment vérifier la solidité d'un opérateur Girardin ?
Vérifier plusieurs éléments :
- Antériorité : minimum 15 ans de pratique du dispositif.
- Volume cumulé : minimum 1 000 opérations montées (les leaders comme INTERINVEST cumulent plus de 48 000 projets).
- Distinctions professionnelles : Gestion de Fortune, Investissement Conseils, Capital.
- Capitaux propres et solidité financière.
- Garanties apportées : G3F, assurance RC professionnelle, suivi des opérations.
Le Girardin sera-t-il supprimé après 2029 ?
Le dispositif est actuellement prorogé jusqu'au 31 décembre 2029. Aucune décision de suppression ou de prorogation n'a été annoncée pour la période post-2029. Les opérations souscrites avant cette date conservent leur avantage fiscal jusqu'au terme de l'engagement, même en cas de non-prorogation.
Comment réagir si je suis victime d'un montage défaillant ?
Trois actions à mener en parallèle :
- Acquitter l'impôt redressé (l'administration ne négocie pas le paiement).
- Contester les pénalités excessives si vous démontrez votre bonne foi.
- Engager une action en responsabilité civile contre le monteur ou le conseiller en gestion de patrimoine, avec un avocat spécialisé.
La Cour de cassation a confirmé à plusieurs reprises que le monteur a une obligation de résultat quant à l'éligibilité fiscale de l'investissement. Cela ouvre des recours mais ne garantit pas l'indemnisation effective (qui dépend de la solvabilité du monteur).
Prochaine étape : sécuriser votre projet
Si vous envisagez une opération Girardin Industriel, qu'elle soit avec TERRA PROMOTION ou avec un autre opérateur, voici les étapes recommandées :
- Appliquer la check-list en 10 points ci-dessus à toute proposition reçue.
- Faire valider le montage par un conseil fiscal indépendant (avocat fiscaliste, expert-comptable, conseil en gestion de patrimoine).
- Vérifier l'agrément DGFIP (le cas échéant) et la solidité de la garantie de bonne fin fiscale.
- Examiner l'historique du promoteur et son taux de livraison en délai.
- Simuler l'impact fiscal sur votre situation personnelle réelle (pas un simulateur générique).
Chez TERRA PROMOTION, nous accompagnons chaque acquéreur sur ce parcours avec INTERINVEST. Une étude personnalisée gratuite est la première étape recommandée.
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Cet article a une vocation informative et présente une analyse des risques du Girardin Industriel à partir des sources publiques disponibles. Il ne constitue pas un conseil fiscal personnalisé. Pour toute décision d'investissement, une analyse de votre situation spécifique par un conseil fiscal qualifié (avocat fiscaliste, expert-comptable, conseiller en gestion de patrimoine) est indispensable.
Sources : article 199 undecies B du Code général des impôts, article L. 64 du Livre des procédures fiscales, Conseil d'État arrêt du 31 mars 2022 (n°453904), décision QPC 2018-739 du Conseil constitutionnel (12 octobre 2018), rapport DGCCRF décembre 2020, protocole AMF-DGCCRF décembre 2024, analyses Hagnéré Patrimoine, Prosper Conseil, Inter Invest, ASR Avocats.
Auteur : Amédée Huyghues Despointes, gérant de TERRA PROMOTION SAS (RCS Paris 831 989 751). 8 ans d'expérience en promotion immobilière outre-mer, 12 opérations Girardin Industriel réalisées avec le groupe Inter Invest depuis 2018.